Le troc, une pratique vieille comme Mathusalem… et bien plus encore !
Apparu il y a 11 000 ans, le troc revient aujourd’hui sur le devant de la scène.
Avant d’expliquer, un retour aux origines s’impose.
Pour cela, suivons notre troqueur·euse émérite, à travers les époques.
Un peu comme quand vous échangiez des billes dans la cour de récré… sauf qu’ici, on parle d’objets, de services et de savoir-faire.
À l’ère paléolithique, l’économie de survie ne permettait pas encore de véritables échanges.
Un réchauffement climatique inédit transforme les paysages : le blé et l’orge sauvages poussent, les troupeaux apparaissent, les humains se regroupent, produisent davantage… et commencent à échanger leurs surplus.
On façonne les premiers objets.
Une récolte de blé peut être échangée contre du bétail.
Une hache en jadéite — roche rare — contre une parure en dents de cerf.
Des villages apparaissent au Proche-Orient, en Chine, en Amérique centrale.
on donne ce qui est en trop contre ce qui manque.
Une natte, une couverture, un vase de bronze s’échangent à l’aide d’une unité de valeur fictive, le deben, estimée équitable par les deux parties.
Les cités phéniciennes commercent à travers la Méditerranée, échangeant tissus pourpres, bijoux et objets d’art contre matières premières et vivres.
l’offre ne rencontre pas toujours la demande.
Le troc recule… sans jamais disparaître.
Il permet de consommer autrement, sans dépendre uniquement de l’argent.
donner une seconde vie aux objets,
éviter le gaspillage,
privilégier l’usage à la possession.
Le troc remet de la proximité là où tout s’est éloigné.
Il recrée des occasions de rencontre, de coopération, de confiance.
mais aussi du temps, des compétences, des attentions.
Elle propose un complément simple, accessible, ancré dans le réel.
C’est parce qu’il répond, encore et toujours, à un besoin fondamental :
faire ensemble avec ce que l’on a.